La gravure sur cuivre
permettait un tracé léger, curviligne, plus semblable à celui du dessin
et facile à exécuter.
Elle devint rapidement la technique de prédilection
des peintres et des dessinateurs, donnant naissance à une esthétique
bien différente de celle de la xylographie.
Jusqu'au XVIIe siècle, les gravures sur cuivre
étaient intimement liées à la peinture, puisque l'on s'en servait généralement
pour reproduire des tableaux. En Italie, Mantegna, entre autres, y avait
recours.
On vit donc apparaître une esthétique latine,
proche de la peinture et contrastant avec la xylographie, beaucoup plus
liée au monde germanique et à celui des livres.