Choucroute contre scorbut
Lorsque James Cook partit en 1772 pour son deuxième
voyage d'exploration, il emportait 60 fûts remplis de choucroute. Le
capitaine ne souhaitait pas seulement que son équipage eût suffisamment
à manger, il voulait surtout lui éviter de perdre ses dents :
à cette époque, lors des longues traversées, on redoutait l'apparition
du scorbut.
Le scorbut est dû à une carence
en vitamines ; la choucroute était jadis le moyen idéal de la prévenir.
Non seulement parce qu'elle se conserve longtemps - lors de son voyage,
Cook entama le dernier fût en 1775, deux semaines avant que son bateau
ne rentre au port -, mais aussi parce qu'elle est riche en vitamines
et en éléments minéraux. Elle contient des vitamines B6, C et K, du
potassium, du calcium et du fer.
Si, de nos jours, il est possible d'éviter ce
genre de carence grâce aux vitamines en cachets qui prennent moins de
place, la choucroute n'a rien perdu de ses vertus salutaires : les bactéries
de l'acide lactique stimulent l'activité gastrique et intestinale, et
ont un effet antiseptique.
C'est surtout consommée crue qu'elle peut révéler
toute la puissance de ses vertus, et soigner la constipation chronique,
ainsi que les maux d'estomac et les problèmes intestinaux.