C'est un jour comme les
autres à la surface de la Lune.
Un ciel de velours noir, une étendue de cailloux,
de rochers, de cratères et de poussières déclinant tous les tons
de gris. La Terre, seule tache de couleur, est si éloignée et si petite
que le pouce de l'astronaute suffit à la cacher.
Le vide l'entoure, tandis que la gravité, six
fois plus faible que sur Terre, lui fait faire des sauts de lapin. La
poussière soulevée par ses pas retombe avec une précision mathématique,
sans atmosphère pour la troubler.
C'est un monde de silence. Seuls le bruit de
son équipement de survie, le grésillement des communications radio et
l'écho de sa respiration dans son casque lui tiennent compagnie.
C'est un jour dont Armstrong se souviendra toute
sa vie.