Après l'invention de l'acier flexible, les jupons
de la crinoline sont remplacés par un "échafaudage" de métal en forme
de cage. Il fait bouffer la robe, donne à la taille des femmes une apparence
extrêmement fragile, et imprime à la jupe des mouvements de balancier,
gracieux et entraînants.
Il faut pour cela travailler jusqu'à 60 mètres
de cerceaux d'acier ! Quant à la robe drapée par-dessus,
le tailleur compte quelque huit mètres de tissu.
S'il est élégant de porter une crinoline, c'est
aussi un choix pénible, voire dangereux. Ainsi, elle tient les galants
à certaine distance, déterminée par le périmètre bouffant
de la robe. Les belles dames ne peuvent franchir les portes que de côté,
et plus d'un incendie sera provoqué par ces immenses jupes à cerceaux.
La mode de la crinoline sera supplantée vers
1875 par la tournure. Cette structure moins imposante, bouffante à l'arrière,
consiste en un coussin de crin porté sur le postérieur.